Droits de l’enfant : la CNDH et Joining Forces posent les bases d’un partenariat stratégique
La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et la coalition Joining Forces ont tenu, le 23 avril 2026 à Dakar, au siège de la CNDH, une réunion stratégique marquant une étape importante vers l’établissement d’un partenariat en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’enfant au Sénégal.
Présidée par le Professeur Amsatou Sow Sidibé, cette rencontre de haut niveau, a réuni des responsables de la CNDH ainsi que des représentants d’organisations membres de la coalition Joining Forces, notamment Plan International, Terre des Hommes Suisse et SOS Villages d’Enfants. Elle a permis de poser les bases d’une collaboration structurée autour des enjeux majeurs liés aux droits de l’enfant.
Les échanges ont mis en lumière plusieurs préoccupations persistantes. Les participants ont également souligné le retard dans l’adoption du Code de l’enfant, attribué à des blocages institutionnels et à un manque de visibilité sur l’état d’avancement du processus. La nécessité de redynamiser le Parlement des enfants, aujourd’hui en léthargie, ainsi que de renforcer la participation des enfants aux décisions publiques, a également été évoquée.
Par ailleurs, les discussions ont porté sur les insuffisances dans la coordination entre les acteurs institutionnels et de la société civile. Les participants ont insisté sur l’importance d’un engagement politique plus affirmé et ont alerté sur l’impact des pratiques néfastes et de certains mouvements qui freinent les réformes.
La coalition Joining Forces a présenté ses priorités stratégiques et ses actions au Sénégal, mettant en avant les progrès réalisés tout en appelant à un renforcement de la synergie avec la CNDH. De son côté, la CNDH a exposé ses initiatives en matière de promotion des droits de l’enfant, incluant des activités de formation, de plaidoyer, de dialogue parlementaire et de suivi des recommandations des mécanismes internationaux.
Au terme de la rencontre, plusieurs axes de collaboration ont été identifiés, notamment l’organisation d’ateliers techniques sur le Code de l’enfant, la tenue de réunions avec les ministères sectoriels, la mise en place d’un cadre de coordination, ainsi que l’élaboration d’un plan d’action commun. Les deux parties ont également convenu de tirer parti des journées internationales et d’événements majeurs pour intensifier les actions de sensibilisation.
La dynamique de ce partenariat ouvre de nouvelles perspectives pour une action concertée en faveur des droits de l’enfant, dans un contexte où les défis restent nombreux mais où les engagements des acteurs témoignent d’une volonté partagée d’y apporter des réponses durables.
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