Dakar a accueilli, le mardi 03 février 2026, la première journée de l’atelier régional de dissémination et de plaidoyer relatif à la Convention de l’Union africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles (AUCEVAWG), placé sous le thème : « Comprendre la Convention et ses implications ».
Organisé par Avocats sans frontières Canada (ASF Canada), en partenariat avec la Rapporteure spéciale sur les droits des femmes en Afrique de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP), la Direction Femmes, Genre et Jeunesse de l’Union africaine, le Bureau de l’Envoyé spécial de l’Union africaine pour les femmes, la paix et la sécurité, l’IDHDA et la RADDHO, cet atelier réunit à Dakar des Institutions nationales des droits de l’homme (INDH), des organisations de la société civile, des experts et des représentants institutionnels issus de plusieurs régions du continent africain.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par des appels forts en faveur du renforcement du leadership régional et de la nécessité de traduire les engagements politiques en actions concrètes. Les échanges ont rappelé que la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles constitue un enjeu majeur de paix, de développement et de cohésion sociale pour le continent africain.
Les discussions ont également permis de revenir sur le processus d’élaboration de la Convention, décrit comme exigeant mais inclusif, ainsi que sur les innovations qu’elle introduit pour renforcer le cadre africain de protection des droits des femmes et des filles.
Une séance dédiée aux Institutions nationales des droits de l’Homme des États signataires a permis de partager des expériences de plaidoyer, mettant en évidence l’importance de la collaboration avec la société civile, du dialogue avec les autorités publiques et de l’ancrage communautaire des actions de sensibilisation.
À ce jour, sept États ont signé la Convention, à savoir l’Angola, le Burundi, la République démocratique du Congo, Djibouti, le Libéria, la Gambie et le Ghana,
Cette première journée a permis de dégager des enseignements clés et de renforcer la mobilisation régionale en faveur de l’entrée en vigueur effective de la Convention. Les travaux se poursuivent lors de la deuxième journée avec un accent particulier sur le renforcement des capacités de plaidoyer et l’élaboration d’une stratégie régionale commune.